🗓️ Publié le 21 mars 2022
La Haute Autorité de Santé (HAS) a rendu ce 17 mars 2022 une décision élargissant l’accès précoce d’Evusheld (tixagévimab/cilgavimab) aux adultes et adolescents de 12 ans et plus pesant au moins 40 kg qui :
- Soit ont un déficit de l’immunité lié à une pathologie ou à des traitements et faiblement ou non répondeurs après un schéma vaccinal complet conformément aux recommandations en vigueur.
- Soit sont non éligibles à la vaccination et sont à haut risque de forme sévère de COVID-19.
Attention toutefois : ce traitement n’est pas destiné à être utilisée comme substitut de la vaccination contre le SARS-CoV-2.
Ce médicament vise donc à proposer à la vaccination pour ceux ne pouvant pas en bénéficier. Il nécessite toutefois une prescription hospitalière et l’administration se fait par voie intramusculaire sous surveillance.
Pour rappel, l’arrêté du 26 janvier 2022 autorise les infirmiers libéraux à réaliser cette injection et à facturer la cotation AMI 3 assortie de la MCI. Cette cotation est cumulable à taux plein dans la limite de deux actes ou plus.
Le DGS urgent du 15 mars 2022 vient acter l’évolution des mesures de lutte contre l’épidémie de Covid-19 à compter des 14 mars et 21 mars 2022. Face à ces évolutions, l’URPS infirmiers vous propose dans son dossier covid-19 des fiches de procédure actualisées.
Concernant son contenu, le DGS urgent prévoit notamment qu’à compter du 21 mars prochain, conformément à l’avis du Haut Conseil de la santé publique (HCSP) du 11 février 2022, les personnes contacts à risque, quel que soit leur statut vaccinal, ne seront plus tenues d’observer une quarantaine. Néanmoins, elles doivent toujours appliquer de manière stricte les mesures barrières, et notamment le port du masque en intérieur et en extérieur au contact d’autres personnes …
Elles doivent également réaliser un test (TAG, RT-PCR ou autotest) à J+2 de la notification du statut de contact.
Enfin, le DGS urgent prévoit que tout résultat positif de test antigénique ou d’autotest doit désormais faire l’objet d’une confirmation par test RT-PCR. Dans l‘attente du résultat de confirmation, la personne est considérée comme cas positif et entame sa période d’isolement. Pour mémoire, le résultat positif d’un test antigénique tient lieu de justificatif pour la prise en charge par l’Assurance maladie du test RT-PCR de confirmation.
Dans le premier, la HAS lève la contre-indication à la primovaccination contre la Covid-19 chez les enfants et adolescents ayant présenté un syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique (PIMS) post-infection au SARS-CoV-2. La HAS précise toutefois qu’avant de vacciner, il faut respecter un délai d’au moins 3 mois, après la guérison du PIMS. Elle justifie notamment cet avis par l’absence de preuve d’un lien possible entre les vaccins contre le Covid-19 et les « très rares cas » de syndrome inflammatoire multi-systémique dans l’analyse faite par le comité d’évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (PRAC) de l’Agence européenne du médicament (EMA).
Dans son second avis, la HAS préconise, avec un délai de 6 mois après le premier rappel, de rendre possible l’administration d’une seconde dose de rappel aux personnes de plus de 65 ans qui le souhaitent et qui sont soit à très haut risque de forme sévère de la maladie, soit polypathologiques. Elle complète ainsi :
- Son avis préconisant une quatrième dose de vaccin est d’ores et déjà recommandée pour les personnes immunodéprimées.
- L’annonce gouvernementale de proposer une seconde dose de rappel pour les personnes de 80 ans et plus ainsi que les résidents d’Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et des autres établissements d’hébergement collectif pour lesquels le risque de cluster justifie une protection individuelle renforcée.